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mercredi 13 janvier 2010

Le luxe expliqué à l'homme épisode 5 : on ne dit pas "tu te prends pour Fabien Pelous", on dit "t'en jettes avec tes épaulettes"

Jules adooooooooooore le rugby, mais quand je dis adooooooooore, c'est vraiment qu'il s'y dévoue corps et âme, comme une femme avertie pourrait le faire avec une paire de Louboutin. Pour illustrer cette affection sans bornes, prenons cet exemple que j'aime tant citer : moi. Nous communions avec Jules dans cet amour du rugby : je suis la coupe des six nations avec un enthousiasme mal dissimulé, j'ai un maillot de l'équipe de France et du Stade Français (dont la jolie couleur rosée va si bien avec mon teint) et j'ai même fais quelques folies en achetant des places au stade lors de la dernière coupe du monde. Sauf que voilà, selon le club des abonnés du week end hors premier samedi du mois à Canal +  (comprenez ceux qui répondent présents à tous les ballons ovales du top 14 et pas aux boules de Rocco), je ne suis pas une vraie amatrice de rugby. L'explication : il faudrait connaître le petit nom de tous les joueurs clermontois, banc de touche et épongeurs de sueurs compris, pour prétendre à l'adhésion...

Mais je m'écarte de mon propos : si aujourd'hui, je vous parle de la passion de Jules pour le rugby, c'est bien parce qu'il a cru, l'aube d'un instant, qu'elle lui permettrait de mieux comprendre la gente féminine. Je vous sens sceptique... Et pourtant, quand Jules a vu, il y a quelques jours de cela, triompher sur mes étagères  les pièces phares de ma garderobe d'hiver, il a  réussi à me lancer un commentaire digne d'un plaquage à la nuque (comprendre pas du tout tout, du tout fairplay) : "Ben dis donc, avec ca t'as une carure de Dimitri Szarzewski, ma chabalounette" (je vous laisse faire la recherche si vous ne connaissez pas... sachez juste que vu le calibre, ce n'était pas un compliment).

Me voilà pantoise : comment ? Il aura suffit d'une marinière strassée, d'une veste d'homme et d'une petite robe noire bien épaulée pour que Jules me compare au talonneur du XV de France...  Face au sourire triomphant qui ne quitte pas son visage, me voilà dans l'obligation de réagir. Car non Messieurs,  ce n'est pas parce qu'on arbore une ligne délicatement eighties, qu'on en devient pour autant une montagne de muscles aux oreilles difformes qui se ruent virilement sur ses congénères. Non, sachez que cette saison plus que jamais, une belle digne de ce nom a les épaules marquées : de la ligne ultra-architecturée de Maison Martin Margiela à la mini robe à épaules pagode de Balmain,  les épaules sont l'épicentre de notre séduction hivernale. Et sachez-le Messieurs : en choisissant quelques pièces bien tapées pour notre vestiaire hivernal, nous vous avons préservé. Nous aurions pu faire bien pire que ces quelques pièces hommage à la famille Ewing. Merci de reconnaître notre sportivité et notre fairplay.

Alors Messieurs, quand votre belle viendra se pavaner devant vous avec juste ce qu'il faut d'épaulettes, ne lui faites pas l'affront de lui demander si elle compte se lancer dans un nouveau sport collectif. Faites-lui simplement remarqué que sa générosité n'a d'égal que son tour d'épaules.

Photo : Veste d'homme Costume National  + ensemble pantalon Maison Martin Margiela / Madame Figaro, DR

3 commentaires:

  1. Epaules pagodes de Balmain ?
    Il joue dans quel club ?

    Jules

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  2. Ralala, L'homme a encore tant de choses à appprendre...

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  3. Balmain, jeu de vilain!

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